Guide d’Elevage de la Caille de Chine

CE GUIDE EST EN CONSTANTE EVOLUTION !

Introduction:

La Caille de Chine (Coturnix Chinensis), ou des fois appelée Caille Peinte de Chine, est la plus petite des cailles Coturnix, avec un corps très compact et rondi-forme d’environ 12 cm, et pesant seulement 40 grammes en moyenne à la taille adulte. La longévité de la Caille de Chine est de 4 à 7 ans.

Le dimorphisme sexuel est très marqué chez le phénotype (gène de couleur) sauvage, mais sur certaines mutation la différence entre mâles et femelles est beaucoup moins marqué, surtout dans les couleurs plus claires.

Le mâle se distingue essentiellement par des couleurs foncés, rousse sur le ventre et le croupion, et un collier noir et blanc sous le cou.

La femelle as généralement une teinte plus claire et pas de collier sous le cou.

Elle vie au sol, ne se perche que dans des cas d’affolement. Elle décolle verticalement à la façon d’un hélicoptère, pour prendre une direction à 2 ou 3 mètres du sol, et « plane » de 6 à 10 metres maximum avant de se poser. Elle ne pratique le vol que lorsque forcée au sol ou en retraite, son mode de fuite préféré étant plutôt la course.

C’est un oiseau typiquement monogame, le couple est souvent très uni.
Le mâle participe à la confection du nid en amenant des matériaux à la femelle, il défend les alentours du nid lorsque la femelle couve, et surveille les jeunes en les protégeant de potentiels prédateurs.

La Caille de Chine est un petit oiseau agréable et discret. Ils n’ont pas de chant à proprement parlé, mais un petit sifflement plaintif. Le mâle de temps en temps se dresse sur ses pattes et émet un sifflement plus fort, on dit qu’il pituite ou courcaille.

La Caille de Chine ne peut rester toute seule, la présence d’un ou d’une congénère est indispensable, mais attention car ce n’est pas un oiseau qui vit en groupe !
En revanche vous pouvez l’associer avec toutes sortes d’oiseaux.

Le contenu de ce guide s’oriente beaucoup sur la maîtrise et les méthodes de suivis afin de réussir un bon élevage de vos cailles 😀

Alimentation:

La Caille de Chine se nourrit de presque tout car elle est omnivore.
C’est aussi pour cela qu’elle est appréciée dans toute taille de volière car elle fait office d’équipe de nettoyage dédiée… Elle peut se nourrir quasiment exclusivement des graines tombées au sol par les autres espèces d’oiseaux dans une volière. Ça c’est du recyclage!

En plus des graines tombée au sol, un mélange pour oiseaux exotiques peut etre utilisé dans une coupole en permanence.
Elle va apprécier de la verdure comme de l’herbe fraîchement coupée ou des graines préalablement germées.
En gâterie, vous pouvez lui donner en petites doses de la pâtée universelle pour insectivore et/ou des petits insectes vivants.

Garder de l’eau claire (et fraîche en été) en permanence à un endroit précis dans la volière, comme dans une petite coupelle au sol couvert dans un coin. Ce sont des oiseaux d’habitudes pour rester calme.

Il faut les vermifuger au moins deux fois par an car elle est peut être victime de vers si elle nourrit de graines tombées au sol par les autres espèces d’oiseaux dans une volière. Ce problème est abrévié si elles sont seuls dans une petite volière, mais recommandé au mois une fois par an dans ce cas précis.

Habitat:

Une grande volière végétalisée est l’endroit idéal pour vos petites Cailles de Chine, mais avec quelques précautions préalables.
Elles pourront rester dehors en hiver à condition qu’elles ait un endroit abrité et sec. Les températures négatives ne sont pas un gros problème, car leur habitat naturel d’origine peut subir des gelées durant plusieurs mois à la fois.

Une volière 1m² au sol et 80 cm de haut, située en intérieur, suffira amplement pour un couple de Cailles associé avec d’autres oiseaux.
Pour un seul couple, une cage de 40 cm sur 60 cm, et 40 cm de haut suffira largement.
Ne pas avoir une végétation au sol trop dense et/ou haute, car les petits peuvent facilement se perdent dedans. Le sol peux se composer de terre battu si besoin.

Veuillez noter que de par leur nature craintive, le toit de la volière doit rester un minimum flexible pour éviter qu’elles ne se cognent la tète et subissent un « coup de lapin » si elles sont effrayées.